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Un peintre aveugle ... Jean Michel Rezelman

Un peintre aveugle ... Jean Michel Rezelman

Le décès de mon ami Jean-Michel me rappelle à quel point cet être homme hors norme était un poète de la couleur, un funambule de la joie et de la lumière.  

Pour honorer sa mémoire, je vous propose une "trace" de notre première rencontre.

 

SANY1691.JPG

         De gauche à droite , Jean Michel Rezelman et Jean Pierre Brouillaud

 

Deux hommes face à face,

L’un est peintre et ne voit pas avec les yeux du dehors ce qu’il peint.

L’autre, l’auditeur, moi, n’est-ce pas, a les doigts qui errent sur un tableau que ni le peintre ni lui ne peuvent regarder.

Une histoire de fous, penseront peut-être certains !

Non une histoire d’hommes en marche qui ne recherchent ni justification, ni preuve, et qui accomplissent les actes qui leur viennent.

C’est une situation qui me réjouit au plus haut point : une rencontre avec un créateur qui ne voit pas sa création.

Mon amie Jenny Cahen, qui m’a accompagné chez cet homme étonnant, photographie, interroge, écoute et ressent nos échanges où les choses se disent librement sans chercher à convaincre.

Avec Jean-Michel nous nous découvrons un goût immodéré du voyage. YellowStone et Darwin, Australie du Nord, en passant par kilomètre 35 à Tahiti, mélangeant notre passé avec le présent d’un fromage ou d’une île flottante savourés.

Jenny m’apprend que, non seulement l’atelier de Jean-Michel, du plancher au téléphone en passant par les murs, est copieusement consacré par des projections involontaires de peinture, et que l’homme, l’artiste lui-même, n’échappe pas à ce complot de créativité, il a des taches de peinture sur les jambes de son pantalon et sur ses chaussures. Enfin un créateur qui n’est pas séparé de ses tableaux !

Je viens de rencontrer la perle rare :

Le peintre qui se peint !

Jean-Michel-Rezelman.jpg                                       Atelier de Jean Michel Rezelman

 

Dans les jours qui suivent je vais prendre des pastels et dessiner à l’aveuglette. J’ai des verts fragiles comme une timidité de printemps, des bleus d’eau et des pétales de boutons d’or et de coquelicots qui attendent de se mélanger pour dire autrement que par les mots que l’amour éclaire ceux dont le cœur est accordé au diapason de l’instant qui passe.

 

 

 

 


 

 

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À propos

Jean-Pierre Brouillaud

amoureux de l'inconnu voyageant pour l'Aimer davantage !
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rosita 17/11/2010 10:22


Vous êtes beaux tous deux , de la beauté qui enchante , donne espérance et joie.Merci.