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Mon âme a les yeux d’une femme qui jouit

Mon âme a les yeux d’une femme qui jouit
Mon âme a les yeux d’une femme qui jouit
Mon âme a les yeux d’une femme qui jouit

Mon âme a les yeux d’une femme qui jouit

L’italien compartiment tangue dans le satin blanc d’une nuit

Autour de mon sexe médusé sa bouche cerise

À Torino, deux étrangers, deux amants à Venise.

 

Lèvres soudées d’eau et de pierre sous le pont du Rialto

Il y a des jours où il me semble trop lourd le sac-à-dos

Sur le quai, elle m’a quitté comme elle est apparue

J’aurais tellement aimé qu’elle m’accompagne sur les places et dans les rues !

 

Faut-il traverser enfer, purgatoire et paradis

Enfin toutes les étapes de la divine comédie

Pour devenir un homme, un homme à part entière

Et vivre dans le pays de la joie qui n’a pas de contraire ?

 

« À quoi sert de heurter le destin » interrogeait Dante

La nocturne passagère aux envies ardentes

M’a jeté un ostentatoire ciao devant la gare

Je maudis cet instant qui m’a laissé hagard.

 

Souffrance, vouloir autre chose que ce que la vie nous donne

Ta bouche, ta porte interdite, regrets je mâchonne

La pizza a le goût des quatre saisons de Vivaldi

Mais faut-il vraiment accepter l’enfer pour goûter au paradis ?

 

Dans la rue je croise un enfant abandonné

Je m’approche de lui, ô Vénus, ai-je si peu d’années !

Diantre ! c’est mon ombre qui me nargue en me souriant

Si je la remets sous mes pieds, serai-je d’elle enfin triomphant ?

 

L’air des canaux a un goût de chocolat

La synesthésie m’accorde en la

J’erre, laminé par le la mineur des doléances

Minuit, solitude, un feu rouge, je suis déjà en partance.

 

Après une nuit d’auto-stop, cafés amers, Brindisi

Vers Igoumenitsa, mer brisée par l’étrave d’un ferry

Ivre de vin musqué, je cauchemarde à même le pont

Elle m’a dit ciao, mais pourquoi m’as-tu abandonné Cupidon ?

 

Vague à l’âme, vagabond, un voyage sans retour

On dit que Pétrarque aimait Laure d’un amour qui transforme la nuit en jour.

Fideli d’amore, comme vous j’appelle l’éternelle flamme qui illuminera ma nuit

Reste que mon âme a les yeux d’une femme qui jouit.

 

Des déserts, des océans plus tard, je lirai le grand voyage de la vie

Un père raconte à son fils, livre de Tiziano Terzani

Il m’apprendra à voir dans chaque adieu un commencement

Mémoire apaisée l’ardente étrangère du compartiment.

 

Extase - Pignon Ernest
Extase - Pignon Ernest
Extase - Pignon Ernest

Extase - Pignon Ernest

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À propos

Jean-Pierre Brouillaud

amoureux de l'inconnu voyageant pour l'Aimer davantage !
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geko 19/08/2016 18:38

waaaaaaaaou la ya de la phase excellent je kif ce genre de poemme