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Votre premier aveugle par Thomas Angeloni

Votre premier aveugle par Thomas Angeloni

La première fois que j'ai rencontré un aveugle, j'ai du mal à quantifier… J’me rappelle plus du jour, néanmoins ça a bouleversé ma vie, c'est le moins qu'on puisse dire et pour cause c’était une rencontre avec moi-même :

Au premier abord, rien de choquant. Dans le monde de l'enfance, de l'innocence, tout paraît possible. On essaie de vivre comme les autres.

Les premières barrières, limites comme on dit dans notre monde javellisé, apparaissent de manière incisive et me viendront du « monde-des-adultes » C'est comme ça je crois, qu’on dit, lorsqu'on décrit des personnes de plus de 18 ans ayant le titre de la majorité et sans doute capables de ressentir à notre place, j'imagine !
Cette rencontre s'est faite progressivement. Rencontre ou plutôt apprentissage. A l'adolescence ce couplet du chanteur « i'am» résonne dans ma tête. Aujourd'hui encore –n

Votre premier aveugle par Thomas Angeloni

Il va te falloir beaucoup d'audace et pas mal de courage pour affronter les crasses semées par ton entourage. Et si un jour t’es vraiment mal barré, il y aura toujours une personne sur qui tu pourras compter. Et ça tu le sais.
Ma rencontre, mon défit, mes apprentissages, mon récit… ont changé, changent et changeront ma vie. Néanmoins, ce qui importe dans la rencontre, c'est ce qu’on en fait. J'ai toute ma vie pour apprivoiser cette rencontre avec moi même, me découvrir à travers moi-même, à travers les autres. En bref, à l'heure où vous me demandez de vous raconter cette rencontre, je suis encore en conversation et en reconnaissance d'elle même.


Que m'évoque la cécité ? Pas grand chose à vrai dire, si ce n'est une appréhension différente de soi-même et des autres. L'intensification du spirituel ou de quelque chose lié à une transcendance. Le fait d'être relié à soi-même, à la terre, aux autres, de façon différente. Je vous dirais que se prendre une cécité non choisi, c'est comme une absorption d'alcool, ou de drogue. Ce n'est pas tant le fait qu'elle soit ou quelle ne soit pas, c'est ce qu'on en fait une fois qu'on l'a en soit.
Le handicap n'est pas inhérent à notre vie. Je veux dire par là, qu'il nous définit pas forcément comme d'une communauté ou d'une autre. Il faut le vivre, pas le subir. Pleurnicher ne sert pas à grand chose. Il est souvent plus simple, pour certaines personnes, de rejeter sa haine sur d'autres que nous-même.

Ma rencontre avec trois personnes...

Intéressant cela tiens-donc. Bien, voici mon top-classement alors, sachant qu’ils ne sont pas par ordre de priorité :

1- le maréchal pétainière qui justifiait tout en cette période troublée. Etant assez intéressé par l'histoire du 20ème siècle, j'aurais profité de ma rencontre avec cet homme afin de l'interroger sur sa version des faits. Sans prendre parti j'aurais eu des questions précises et j'aurais sans aucun doute demandé des réponse précises.
Je t'avoue mon cher Jean-Pierre que je suis pas forcément fana de la période 39/45. Je vis actuellement en 2015. Je suis né en 1990. Je pars également d'un principe fondamental : il faut éviter de se fourvoyer en suivant bêtement tel un mouton de la discorde les voix les plus fortes.
Il y a sans doute dans ce sujet des questions auxquelles je n'apporterai jamais de réponse, mais laisser le passé est un beau et gros gâteau et.... je suis affamé.

 

2- Aller Bob Marley. En souvenir de jeunesse… Et puis c'est un homme qui, en terme d'esprit libre n'a pas laissé sa part au chien comme on dit. ! 

 

Votre premier aveugle par Thomas Angeloni

3- Et en 3ème personne, un grand père à moi que je n'ai pas connu et qui était un homme bon... On en manque ces temps-ci.

Est-ce tout ? Ce qui me manque :

Une femme, des enfants pour une descendance, une famille, le mariage… Oui, oui, oui, moi qui n'ai fait pendant ma jeunesse qu'aligner des arguments péremptoires et hautains afin de justifier l'infidélité,  le fait de passer d'une femme à une autre et penser qu'après tout c'était pas très grave… Et puis bien évidement à cet âge pourquoi ne pas brandir le handicap comme bouclier derrière lequel se cacher pour justifier tout et n'importe quoi. Dans une société qui cultive l'art de la repentance pour les actions passées, tout et n'importe quoi… On connaît tous les concepts trop faciles : Je viens d'une cité alors j'ai la haine etc… Alors pourquoi pas pour le handicap ? Après tout moi aussi je n'avais pas choisi et effectivement qu'après tout moi aussi les pouvoirs publics m'avaient laissé de côté. Alors les p’tits concepts trop faciles et bien pratiques à 14 ans pourquoi-pas ! Aujourd'hui je regrette et j'avoue que ce que j'ai décrit ci-dessus me manque terriblement. Surtout quand tu vois les potes évoluer eux.  Et toi... t'ai là «…» comme un con ! Peut-être ai-je mérité mon sort. Je te dirai ça quand je serai à la fin de ma rencontre... avec moi-même.

Si je t'invite à manger mon jean-pierre,

 je sais que t'es un homme simple. Donc on se fait un bon snack  un bon sandwich-maison à la viande, on se boit une binouse ou un panaché ou même un coca bref une boisson bien fraîche qui réhydrate bien le gosier, et;... en dessert : Aller ! un Space cake.. (pâtisserie avec ajout de cannabis sous forme de résine ou d'herbe). Un p’tit repas tranquillou.

Si je pouvais faire parler un animal,

je ferais parler le chat. Il est sympa et recherche de la tendresse. Auprès de n'importe qui, son instinct de félin lui dit naturellement vers qui se diriger
dès lors qui que tu sois, si t’as le cœur bon, je pense qu’il se dirigera vers tes jambes pour se frotter à toi miauler un coup et montrer qu'il existe et que ta présence lui est agréable.
Ce que je regarde en premier chez l'autre ?

ça va faire cliché mais je regarde son intérieur,
son intégrité, sa constance en parole et en acte, sa fidélité, sa loyauté, sa capacité à remettre en question une information quelle-qu'elle soit si celle-ci ne lui semble pas logique. Une personne avec un certain code moral, des valeurs, sa capacité à ne pas bêler bêtement dans le troupeau des moutons. C'est vrai, je plaide coupable, à l'âge des arguments péremptoires c'était le physique qui comptait. Est-ce que j'étais un imbécile ou un ignorant ? Entre les deux mon cœur balance comme l'on dit.
Ce qui me fait le plus peur ?

Me retrouver tous seul  sans rien… En effet, quand on a choisi la voie de l'anti-système cultivé je précise, on a de grandes chances de se retrouver tous seul ! La mort sociale d'un individu désigné non conforme n'est pas un concept abstrait  et, comme m'a dit un ancien : « C’est parce qu'on passe son temps à péter plus haut que son cul qu'il ne faut pas s'étonner quand les merdes nous tombent dessus… ». J'ai effectivement très peur de tout cela mais bon… je vis, j'essaie de ne pas y penser. Et-puis dans nos vies occidentales le travail et toutes les merdes insignifiantes de notre quotidien sont là justement pour nous empêcher de trop gamberger. Qui vivra verra. Ma foi, "inch'allah" comme disent les frères…
En voyage ? si je dois choisir un seul endroit, je dirais que je t'emmènerai à dame mon gars. ça te rappellerait sans doute ta jeunesse,  la mienne aussi qui n'est pas si loin. Et puis cela serait sans doute un bon délire. Après il y a sûrement d'autres endroits auxquels je pense, comme les Etats Unis. Mais si je devais choisir un endroit alors histoire de relâcher la pression un tour a dame ne peut pas faire de mal. (Amsterdam)
J'aimerais bien lui décrire un beau paysage de montagne type : Saint Jean de Maurienne. Les reliefs de la montagne sont si apaisants, si décontractants, douce et sauvage à la fois la montagne. Quand elle se met en colère, elle aussi ne fait pas dans la dentelle…
Elle nous rappelle qu'il est bon de profiter de chaque instant et que rien n'est acquis dans la vie. Tous ce que l'on possède (biens matériels) cela n'est que de la location, même si cela a été acheté, car lorsqu'on quitte cette terre, on n’emporte rien avec soi. Placer ces investissements en son cœur, c'est selon moi l'une des meilleures garanties pour son avenir.

Voila tout jean pierre…
PS : Désoler pour les fautes d'ortographe, j'ais fais sa tard le soir a une heure ou je vais aller au dodo juste après, car demain je taf (Corrigées en essayant de ne pas changer l’énergie…)
Bien amicalement signé  un camarade de lutte.

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À propos

Jean-Pierre Brouillaud

amoureux de l'inconnu voyageant pour l'Aimer davantage !
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